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 We were friends ✤ Donatello

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We were friends ✤ Donatello
Dim 24 Juin - 16:13 - #

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Donatello Calgoni ✤ Juin au centre ville

«These wounds won't seem to heal, this pain is just too real ♪  »
Depuis son retour à Palerme, Oriana a essayé de se retrouver. Une partie d’elle bien loin désormais, une partie de ce bonheur qu’elle avait toujours connu ici. Mais une autre partie été saisie par la peur : cette peur de retrouver la tristesse qui avait pris le pas sur le bonheur après l’accident. Et toute cette douleur qu’elle n’avait jamais réellement surmontée. Alors d’une façon, Oriana a reconstruit sa vie ici, dans sa ville natale : un cabinet, de nouveaux amis – enfin au moins un ou deux – et quelques nouvelles habitudes. Mais elle avait également évité beaucoup de choses, beaucoup d’endroits et surtout beaucoup de gens. D’une certaine façon, elle s’en veut, elle se sent coupable. Mais elle sait, elle le sent tout au fond d’elle, qu’elle n’est pas assez forte. Peut-être le sera-t-elle un jour ? Elle ne le sait pas. L’après-midi touche à sa fin et Oriana sort de son cabinet pour rentrer chez elle. Peut-être y reviendra-t-elle plus tard dans la soirée, pour travailler un peu, mais elle n’oublie jamais qu’elle a un chien et essaie de ne pas oublier de manger – enfin le moins souvent possible – pour ne pas avoir à ajuster sa prothèse en permanence. Probablement est-ce en partie pour cela qu’elle n’arrive pas à avancer. Parce que chaque matin, en se regardant dans la glace, elle voit les stigmates du jour le plus noir de son existence.

Et en avançant dans les rues du centre-ville, elle presse le pas. Dans cette rue, elle a beaucoup de souvenirs. Elle essaie de ne pas revenir en arrière, de ne pas replonger, mais c’est difficile de ne pas voir cette petite tête blonde les deux mains posées sur la vitrine de la librairie. De ne pas se rappeler de l’émerveillement qu’elle éprouvait devant toutes ces couvertures colorées. De ne pas oublier le garçon de la rue qui faisait des tours de cartes alors qu’il n’était comme elle qu’un gamin. La librairie est toujours là. Et avec une certaine curiosité, elle s’arrête devant, elle contemple les livres. Elle ne sait pas si c’est parce qu’elle a grandi, mais les livres semblent différents. Les couvertures semblent différentes, moins colorées, moins merveilleuses. Le changement est apaisant d’une certaine façon. Cela lui évite de trop revenir en arrière. Mais elle n’arrive pas réellement à quitter la vitrine du regard, comme si elle allait disparaître si elle s’en détachait. Finalement, c’est avec une bouffé d’angoisse qu’elle ne s’explique pas qu’elle se tourne soudainement pour reprendre son chemin. Trop soudainement puisqu’elle percute quelqu’un dans le mouvement. Un peu sonnée, elle redresse la tête pour contempler l’homme à qui appartient le torse contre lequel elle s’est écrasée et dit : « Je suis désolée… » elle grimace un peu et dit : « Je crois que j’ai oublié de regarder où j’allais ». Difficile d’expliquer pourquoi elle partait aussi brusquement.

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Il est facile de survivre aux tragédies, mais recommencer à vivre est bien plus difficile. Heureusement, il est facile de soigner les apparences pour ne pas être bousculé car les gens croient ce qu'ils voient. Adressez leur un sourire et dites leur que tout va bien et ils vous croiront. Même si vous n'allez pas bien. Particulièrement si vous n'allez pas bien ✤ 
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Re: We were friends ✤ Donatello
Dim 24 Juin - 20:38 - #

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Oriana & Don
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Je naviguais dans les rues lumineuses de Palerme, errant sans réel but. Il m'arrivait de me promener pour le simple plaisir de me promener pour le simple plaisir de me promener. Palerme était, malgré tout ce qui pouvait s'y trouver, une très belle ville. De temps en temps, il était agréable de juste en profiter. On ne prend pas toujours le temps d'admirer la ville dans la quelle on vit. On ne prend pas toujours le temps d'apprécier les beautés que ce monde peut nous réserver. J'en profitais également pour regarder les petits magasins que l'on pouvait trouver. J'avais en partie grandi ici et si j'avais des moments de nostalgies en observant certaines bâtisses, il m'arrivait également d'avoir un petit pincement au cœur en observant certains magasins fermés avec le temps, rachetés, coulés. Je savais également que c'était la dure loi de Palerme et il ne faut pas s'y méprendre, c'est en grande partie à cause de la mafia que les choses vont si mal. Les clans s'affrontent pour le contrôle de la ville en sous-terrain, certains n'hésitent pas une seule seconde à piller ou à demander des impôts en échange de divers services. Au bout d'un moment, on ne peut plus suivre. J'en suis bien conscient. Et c'est aussi cela qui fait la stabilité du clan Noce. Nous nous basions sur les riches majoritairement. Peut-être un peu sur les accros également, ceci dit. Mon rôle à moi était d'attiser cette addiction et d'en profiter. Certains m'appelaient un voleur, je me voyais d'avantage comme un profiteur. Savoir profiter des gens, c'était ça mon talent. Car cela ne se résumait pas qu'aux tables de poker. Je savais faire des choses avec mes mains que peu de gens maîtrisaient.

Je continuais d'avancer calmement, profitant de temps à autres de mes talents particuliers pour subtiliser un porte feuille qui traîne trop à ma vue. Si je devais avoir une addiction, c'est peut-être celle la. J'aime tromper les gens. Leur afficher un visage souriant pour mieux les prendre par derrière – au sens figuré bien sûr. Mon trajet m'emmena naturellement vers une des rues dans laquelle je me promenais le plus lors de mon enfance. Une rue où dès mon plus jeune âge, j'avais commencé à exploiter mon talent naturel. Faisant des tours de magie pour dérober des portes feuilles ou pour simplement impressionner les jolies jeunes filles qui daignaient me jeter un petit regard. Et j'excellais dans ce domaine. De très loin. J'avais réussi à sympathiser avec certaines personnes que j'avais perdu de vue depuis. Et dans le fond, ça ne me manquait pas tant que ça. J'étais devenu un homme dont j'étais moi, fier, mais ce sentiment n'était probablement pas partagé par le grand public et certaines personnes regretteraient probablement de m'avoir rencontré si elles savaient ce que j'étais devenu.

Sans faire attention, je percutais une jeune femme. D'instinct, je lui subtilisais son porte-monnaie qui se trouvait relativement en évidence dans son sac. Je continuais ma route en m'excusant brièvement. Je faisais quelques pas avant d'ouvrir le porte-monnaie pour voir ce que j'y trouvais, il n'était pas particulièrement plein. Mais c'est en regardant la carte d'identité que je m'arrêtais sur place. Je connaissais ce nom putain. Elle était une de ses filles que j'avais rencontré dans cette même rue dans mon enfance. J'hésitais à continuer ma route mais dans un moment de faiblesse, je laissais tout ce qu'il y avait dans le porte-monnaie et me retournait. « Madame ! Vous avez fait tomber votre porte-feuille ! » Je me rapprochais en trottinant d'elle avec un sourire sur le visage. « Désolé, je crois que c'est de ma faute pour vous avoir percuté. »

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Re: We were friends ✤ Donatello
Dim 24 Juin - 21:23 - #

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Donatello Calgoni ✤ Juin au centre ville

«These wounds won't seem to heal, this pain is just too real ♪  »
L'homme qu'elle a percuté passe. Sans sourciller, sans lui en vouloir, probablement pressé. Tellement vite qu'elle est presque sidérée. Elle s'attendait à ce qu'il s'énerve, lui en veuille ou quelque chose du genre. Elle s'attendait au moins à une réaction mais non. Et encore un peu chamboulée de cette angoisse qu'elle ne s'explique pas réellement, elle avance sans suspecter le larcin dont elle vient d'être victime, un peu trop innocente pour envisager qu'on ait pu vouloir lui faire ça. Il faudra qu'elle prenne conscience de la noirceur du monde dans lequel elle vit, Oriana. Mais c'est difficile quand on est soi-même un peu en dehors, un peu ailleurs d'une certaine façon. Perdue dans un endroit étrange parfois chaleureux, parfois froid, souvent vide pour une existante solitaire. Un endroit dont elle doute de pouvoir vraiment sortir un jour. Mais elle prétend l'inverse pour rassurer sa tante, même si ce n'est qu'un mensonge.

Lorsqu'elle entend une voix derrière elle interpellant une dame,  elle s'arrête et se tourne. Quelqu'un s'approche en lui disant qu'elle a fait tomber son portefeuille. Oriana vérifie son sac et constate effectivement que son portefeuille n'y est plus. Elle relève le regard en le regardant sourire. Un instant, elle se demande par quelle loi de la physique cela a bien pu se produire en fronçant les sourcils mais elle finit par laisser tomber cette question en lui disant : « Merci... Il y a toute ma vie dans ce portefeuille... ». Ses papiers d'identité, ses papiers de mutuels, diverses cartes de réductions et des cartes professionnelles aussi pour se fournir en matériel. Si elle le perdait, il lui faudrait des heures et des heures de paperasseries et de démarches administratives pour tout refaire. « Je crois qu'on était fautif tous les deux je n'ai pas vérifié avant de reprendre ma route ». Elle sourit un peu. En tout cas, elle ne peut pas lui reprocher de ne pas être gentil. Au contraire. Non seulement il lui rend son portefeuille mais en plus il semble gentil. Elle le détaille un instant, avec une vague impression de déjà-vu. « Vraiment merci ! ». Elle sourit un peu et dit : « Je vous offre un café pour vous remercier ? ». Définitivement, son innocence est touchante. Ou simplement horripilante, la pauvre.

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Re: We were friends ✤ Donatello
Mar 26 Juin - 21:43 - #

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Oriana & Don
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Le portefeuille  n’était, certes, pas bien plein mais il n’empêche qu’il contenait de l’argent. Ce n’était pas mon genre de dire non parce que je connaissais la personne. Ce n’était pas mon genre de laisser de côté de l’argent, un larcin ou quoique ce soit, uniquement parce que je connaissais la personne. Mais avec Oriana, c’était différent. Je la connaissais depuis mon enfance. Elle était là quand j’étais petit et seul, à rire de mes tours de magie, à illuminer ses yeux pour le moindre petit tour de passe-passe. Et en souvenir du bon vieux temps, je ne pouvais me résigner à faire un passe-passe qui consistait en la voler. C’était un aveu de faiblesse en quelque sorte. La faiblesse de l’arnaqueur face à une femme et à ses souvenirs était un vilain défaut et pouvait me causer ma perte mais il fallait se rendre à l’évidence que parfois, le passé peut réserver des surprises auxquelles on ne s’attend pas. Oriana était une bonne surprise, à ne pas s’y méprendre. Je ressentais cependant une certaine amertume. Je n’avais pas envie d’être cet homme-là qui faiblit devant une femme qu’il connait. Non, pas vraiment. Et si certains n’y voyaient pas de la faiblesse, moi, je n’y voyais que ça. Ce n’était pas attendrissant, non.

Je passais ma main dans mes cheveux alors qu'elle me remerciait. Je ne savais pas vraiment comment je devais réagir. Être honnête rester sur mon mensonge ? Probablement rester sur mon mensonge. Pour l'instant, je ne disais rien. Elle s'excusait elle aussi de m'avoir percuté. Il faut avouer que ce n'était pas volontaire de ma part. Mais j'en avais tout de même bien profité. Elle renouvellait ses remerciement et je ne savais pas trop quoi dire. Parce qu'après tout, qu'y avait-il à dire ? Je lui rendais juste son portefeuille et normalement, tout portait à croire que je devais rentrer continuait ma route. Mais je restais là. Parce que c'était Oriana et que j'avais tout de même envie d'avoir de ses nouvelles. La jeune blonde que j'avais dans mes souvenirs avait bien grandi et si je n'avais pas vu sa carte d'identité, je ne l'aurais probablement jamais reconnue. Mais je l'avais vu, et ça changeait tout. Je ne pouvais pas vraiment dire non à sa proposition de café. J'avais attendu trop longtemps pour trouver une excuse sans que cela se voit. Je m'approchais lentement d'elle avec un sourire. « Avec plaisir... Oriana ». J'attendais quelque seconde, voyant à quel point elle était surprise que je sache son nom. « Il semblerait que tu ne m'ai pas reconnu. Don. Donatello Calgoni. Je sais pas si tu te souviens, dans cette même rue, je faisais des tours de magies quand j'avais une dizaine d'années. »

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Re: We were friends ✤ Donatello
Mer 27 Juin - 18:12 - #

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Donatello Calgoni ✤ Juin au centre ville

«These wounds won't seem to heal, this pain is just too real ♪  »
Sa grande maladresse la perdra. La jeune femme se débat avec un corps trop malhabile, un passé trop douloureux et un présent envahi d'angoisses diverses et variées. Alors au milieu de tout cela, elle tente d'avancer, mais c'est difficile. Elle tente de se construire, mais comment construire quand les bases sont détruites ? Comment construire quand tout n'est que questions ? Quand la base même d'une vie est un mystère ? Reconstruire n'est même pas possible. Pourtant elle est toujours debout. Elle s'accroche aux choses simples, aux vérités simples : « Je peux aider les gens ». Voilà comment elle survit, de vérité en vérité, une journée après l'autre. Après avoir passé une main dans ses cheveux tout en l'écoutant le remercier, il s'approche finalement avec un sourire. Plus elle le détaille, plus elle a cette sensation étrange de déjà-vu. Elle ne sait pas expliquer d'où ça vient mais elle a l'impression de le connaître. Et c'est d'autant plus frustrant qu'elle n'arrive pas à savoir d'où. Il accepte son invitation et elle est un peu surprise. Parce qu'il l'appelle par son prénom. Elle fronce un peu les sourcils. Visiblement, lui il la connait. C'est donc une certitude maintenant, elle l'a déjà vu, ce n'est pas simplement une impression. Avant qu'elle n'ait eu le temps de demander, ou de s'enfuir d'ailleurs, il reprend la parole.

Alors elle écoute avec attention. Et plus il parle, plus elle comprend. Alors que son regard s'illumine de cette nouvelle compréhension, elle se revoit plusieurs années en arrière, enfant, à rire et à s'émerveiller devant les tours de ce gamin qui manipulait les cartes avec beaucoup de talent. Elle passait souvent par cette rue pour le voir, après avoir admiré la vitrine de la librairie. Elle le regarde longuement. Il y a plusieurs sentiments qui s'entrechoquent en elle. La joie de le revoir, l'angoisse de le revoir, la mélancolie des souvenirs, la honte d'une certaine façon et la curiosité bien sûr. Oriana n'est pas sûre de supporte tout ça, mais elle n'a pas le choix n'est-ce pas ? Elle vient de l'inviter à prendre un café et il faudrait un miracle pour qu'elle s'en sorte. A moins qu'un patient ne l'appelle pour une urgence. Mais à part ça. Elle esquisse finalement un sourire et réussit à dire malgré tout ce qui l'assaille : « Bah ça alors ! Sacré coïncidence ». Elle est vraiment surprise. Combien de chance y avait-il pour qu'ils se recroisent tous les deux à ce moment précis, justement dans cette rue-là ? Elle doit donner le change Oriana. Elle doit affronter ça. Elle se doutait que cela finirait par arriver, qu'elle croiserait quelqu'un de son passé. Elle doit déjà s'estimer heureuse que ça arrive si longtemps après son retour. Et que ça soit lui. Enfin, s'ils se connaissaient pour se voir régulièrement dans les rues, ce n'était pas quelqu'un de sa famille, pas quelqu'un de proche de ses parents par exemple. Alors, d'une certaine façon, c'est plus facile. Alors elle demande : « Est-ce que tu fais toujours des tours de magie dans la rue ? ». Elle sourit un peu amusée, mais elle n'est pas la plus à l'aise dans les conversations. La question est étrange, presque maladroite en fait. Elle regarde autour d'eux et finalement, opte pour la direction qui lui semble la meilleure pour atteindre le café le plus proche en proposant : « On y va ? Ca fait tellement longtemps... On sera mieux pour discuter une fois installés ». Longtemps oui... A cause d'elle, et elle le sait.

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Re: We were friends ✤ Donatello
Lun 2 Juil - 17:31 - #

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Oriana & Don
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En effet, on pouvait bel et bien parler de coïncidence. Si j'étais plutôt du genre à provoquer les dites coïncidences, celle-ci était bien le fruit du hasard. Je n'y étais pour rien. Et pour la bonne raison que je ne l'avais pas reconnue avant de voir sa carte d'identité. Ce qui n'était pas vraiment un mieux. C'était d'avantage un détail que j'allais taire et garder pour moi. J'avais fais un long chemin pour passer du gamin qui fait des tours de magie dans la rue à celui qui escroque, vole et fourvoie les gens. Un très long chemin. Je la suivais lentement alors que nous nous dirigions vers un café. Je n'étais pas particulièrement habitué aux endroits sans alcool. Ce n'était pas là que je trouvais les meilleurs cibles. Mais je ne pouvais pas non plus refuser sa proposition en lui demandant d'aller dans un bar ou autres pubs. Non, je la suivais. Le café était une bonne boisson après tout. Une que je réservais aux débuts de mâtinés compliquées mais soit. Je repensais aux moments que nous avions passé ensemble, me souvenant de chaque petit détail caché dans les recoins d'une mémoire embrouillée et floutée par le temps passé. J'étais du genre à forcer le destin et pas cette fois-ci, c'était troublant tout de même. « Je fais toujours de la magie oui – quoi, ce n'est pas un total mensonge – mais dans un autre environnement. Un peu plus secret. » Je ne pouvais pas vraiment en dire plus. Les agissements de la mafia ne pouvaient être dévoilés même aux personnes de confiance. Oriana n'était pas vraiment une personne de confiance de toute façon. Pas encore, quoiqu'il en soit. « Je peux toujours te faire deux trois tours si tu veux, j'en ai appris des plus impressionnants depuis le temps ». Je faisais apparaître – comme par magie – une dizaine de cartes dans ma main et les faisaient disparaître de la même manière.

« Oui, allons-y » disais-je en ouvrant la marche. Je ne connaissais pas vraiment de café dans le coin mais je faisais comme si de rien était. Je connaissais les rues de Palerme comme le fond de ma poche, probablement mieux, je connaissais chaque ruelle, chaque impasse, tous les petits recoins sombres. C'était indispensable si je voulais pouvoir m'échapper à tout moment. Chose que je faisais dès mon enfance, fuyant au simple son des policiers qui s'approchaient pour m'arrêter. Car oui, dans mon enfance aussi, je subtilisais dès que l'occasion se présentait. Même si je n'ai décidé d'en faire mon métier que bien plus tard, j'avais déjà commencé très tôt. À l'époque où j'ai rencontré Oriana, sensiblement. « Je ne suis pas très café mais j'ai entendu dire que celui n'était pas trop mal » Je pointais du doigt une devanture sobre avec une salle pas trop remplie. Pour être parfaitement honnête, je n'avais aucune idée de la qualité du lieu mais j'avais envie d'être tranquille. Aucun membre de la mafia ne s'aventurerait dans ce genre de lieux, j'y serais bien plus tranquille qu'ailleurs. Je lui ouvrais la porte en la suivant et m'installait sur un fauteuil, attendant que quelqu'un vienne prendre notre commande. « Et toi, tu restes toujours aussi fascinée devant les enfants qui font des tours de passe-passe dans la rue ? » Je souriais. Le serveur s'approcha. « Je prendrais un café long noir, s'il vous plaît » Pas digne d'un italien ? Oui. Totalement.

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Re: We were friends ✤ Donatello
Mer 4 Juil - 18:49 - #

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Oriana essaie de ne pas paniquer. Il n'a pas l'air en colère. En même temps, ils avaient beau avoir passé beaucoup de temps ensemble, ils n'étaient pas réellement proches, ils n'étaient que des enfants. Et si l'adolescente qu'elle était en quittant Palerme aurait pu rester en contact avec certains de ses amis, elle était bien trop détruite pour l'envisager. Elle fait illusion aujourd'hui mais il y a des jours où ce qu'elle fait s'apparente plus à une survie qu'à une vie. Oui, Oriana n'est pas toujours vraiment impliquée dans sa vie. Il répond qu'il fait toujours de la magie mais dans un autre environnement. Palerme, la ville des secrets, la ville des actions illégales. Combien d'autres proches encore vont vivre dans des nuages de secrets ? Enfin proches... Elle sourit un peu. Ce que Donatello fait ne la concerne pas réellement, n'est-ce pas ? Il est adulte et fait ce qu'il souhaite faire. Alors elle dit : « Le mystère va si bien à la magie en même temps... ». Elle sourit amusée. Elle l'imagine sur les scènes de cabarets, dans des endroits un peu sombres, secrets, là où on ne sait jamais réellement ce qui se passe. Mais elle est loin du compte, bien évidemment. Elle le regarde faire surgir quelques cartes avant de les faire disparaître ce qui lui tire un léger rire et un secouement de tête avant de dire : « J'imagine oui... Mais je crois bien avoir abîmé mon âme d’enfant émerveillée… Est-ce que tu scies des femmes en deux ? ». Elle se moque un peu, mais dans le fond, c'est quand même sacrément impressionnant de voir les magiciens œuvrer, même si tout n'est qu'illusion.

Donatello finit par lui montrer un café qui a une bonne réputation. Elle acquiesce et dit : « Il paraît oui, c'est l'occasion de vérifier si ce qu'on dit est vrai ». En deux ans, elle n'a pas réellement testé les bars, cafés et restaurants de Palerme, sauf quand sa tante vient lui rendre visite. Si certaines choses n'ont pas changé, d'autres en revanche l'ont et le milieu de la restauration a beaucoup changé depuis son départ. Il ouvre la porte et elle le remercie d'un sourire en entrant et s'installe en face de lui. Il lui demande si elle reste aussi fascinée devant les enfants qui font des tours dans la rue. Elle sourit amusée et dit : « Cela fait bien longtemps que je n'en ai pas vu... ». Elle n'y prête plus autant attention qu'avant peut-être aussi. Parce qu'elle est adulte, parce qu'elle n'a plus le temps. Le serveur s'approche, Donatello commande et à son tour elle dit : « Un caffé doppio s'il vous plaît ». Italienne jusqu'au bout des ongles, elle boit beaucoup de café. Particulièrement ces doubles expressos dont elle raffole. Et Venise, la ville où tout a débuté pour cette boisson lui a permis d'en découvrir énormément. Elle sourit et finalement dit à Donatello : « En réalité, selon certain enfant, je suis moi-même devenu magicienne, parce que je fais disparaître leurs bobos... ». Elle sourit un peu amusée et s'appuie confortablement au dossier de sa chaise pour dire : « Mais la médecine n'a jamais rien eu de magique ». La fillette dingue d’histoire a bien changé depuis le temps. Elle ne s’émerveille plus aussi facilement qu’avant.

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Re: We were friends ✤ Donatello
Dim 8 Juil - 21:58 - #

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Nous nous dirigions vers le café et je restais assez silencieux. Je n'étais pas très doué pour la conversation. Encore moins pour la conversation honnête. Mon talent, c'était de mentir, ni plus ni moins. Je manipulais les gens, je ne leur disais pas la vérité. Sous aucun pretexte, habituellement. Seulement là, je sentais qu'il n'y avait pas forcément de jeu à jouer. Au mieux, je taisais mon métier et le milieu dans lequel je trainais. Mais ça n'allait pas plus loin. Je devais être honnête. Et, étant parfaitement mauvais dans ce domaine, je lui tendais bien gracieusement le micro. Lui laissant libre court à son envie de parler de s'expliquer. On avait bien assez parlé de moi pour l'instant. Et sous tout point de vue, je préférais largement qu'on parle d'elle. Je ne voulais pas qu'on arrive au point où je serais obligé de parler de ma vie, privée comme professionnelle, et où le constat serait aussi alarmant que déprimant. Ma vie n'était pas glorieuse. J'étais un arnaqueur professionnel qui se nourrissait de la faiblesse des gens. Ce n'était pas un métier dont on pouvait être fier en public. Même si, en privé, j'en étais assez fier. Clairement. Elle, en revanche, elle pouvait être fière de son métier. De ce que je comprenais, elle était médecin, elle sauvait des vies. Remarque, il y avait une ironie là-dedans, une ironie presque poétique. Je détruisais des vies. Elle les recollait. Bien évidemment, je n'avais jamais envoyé qui que ce soit à l'hôpital – tout du moins, pas que je sâche. « Tout comme la magie n'a rien de magique. » Sur ce point-là, nous nous ressemblions. Si elle utilisait son talent pour sauver des vies, il n'en restait pas moins un côté magique à tout cela. Les gens ne connaissaient pas vraiment la médecine et la magie c'est ça, voir des choses qu'on ne comprend pas. Car même si la véritable magie existait, elle n'en resterait pas moins une science que les gens ne comprenent pas encore.

« La médecine s'apprend tout comme mon art s'apprend » Oui, je considérais ça comme de l'art, aussi ignoble puisse-t-il parraître de l'extérieur. « Je suppose que tu utilises ton talent pour de meilleures fins mais dans le fond, je peux comprendre qu'on considère cela comme de la magie. Personne ne comprend réellement ton art à moins de l'apprendre ». Ma voix restait calme et j'admirais enfin nos cafés qui arrivaient à notre table. J'en buvais une gorgée et le reposais sur la table. Ça faisait longtemps que je n'avais pas bu une boisson sans alcool autre que de l'eau. Il faut être honnête, lorsque je ne bois pas de l'eau, je bois souvent de la bière ou du whisky. « Et ça fait longtemps que tu pratiques ? Tu étais partie de Palerme si je ne me trompe pas, non ? Tu es revenue depuis combien de temps ? » Je posais un maximum de questions pour que la conversation ne soit pas sur moi. C'était égoïste mais c'était comme ça. Je ne voulais pas parler de moi. Je n'en ressentais ni le besoin, ni l'envie.

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by Wiise

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Re: We were friends ✤ Donatello
Sam 28 Juil - 18:24 - #

We were friends

 
Donatello Calgoni ✤ Juin au centre-ville

«These wounds won't seem to heal, this pain is just too real ♪  »
Je ne dis rien lorsqu'il signale que la magie n'a rien de magique. Il n'a pas tout à fait tort. Je n'y connais pas grand-chose, mais je sais que tout est une question de diversion et d'illusions. En réalité, il n'y a pas réellement de magie dans tout ça, c'est une simple question de dextérité et d'ambiance. Les gens y verront ce qu'ils veulent y voir et s'émerveilleront de ce qui leur semble impossible. Je souris simplement en acquiesçant un peu. Puis, il reprend la parole, répondant à mes propres propos. Lorsqu'il parle de meilleures fins, je penche un peu la tête, curieuse. Ses paroles m'interpellent et me poussent à me questionner. De quoi parle-t-il exactement ? Les magiciens sont honnêtes non ? Enfin, ils font des représentations, des spectacles, ce sont des artistes. Mais dans le fond il n'y a pas tout à fait tort. La plupart du temps, les gens ne savent pas très bien ce que je fais. Même si aujourd'hui avec le développement d'internet, ils croient tout savoir sur la médecine. Mais bon... On ne pourra pas changer les gens. Nos cafés arrivent et je souris au serveur en le remerciant. Mais je me permets de relever : « Les magiciens ne sont pas malhonnêtes. Alors quoi, essaies-tu de me dire que tu l'es ? ». Je souris un peu moqueuse en disant : « Faire rêver les gens, ce n'est pas une mauvaise fin... ». Je lui souris simplement, avec une certaine douceur. Réparer les corps et essayer d'apaiser les âmes, c'est ce que je sais faire le mieux. Oublier mes propres blessures pour me consacrer sur celles des autres. Il me pose ensuite quelques questions qui effacent un peu mon sourire. Effectivement oui, il avait bien perçu mon départ. Je n'ai pas tellement envie d'en parler, mais ai-je vraiment le choix ? Je peux simplement rester évasive. « Environ deux ans. Et oui, j'ai quitté Palermes il y a quelques années. J'en ai profité pour faire mes études à Venise et une fois diplômée je suis rentrée chez moi pour installer mon cabinet ».  Soit environ deux ans. Parfois je suis heureuse d'être ici, parfois je regrette. Quand les jours sont plus moroses, mais je suis chez moi dans cette ville et cela a toujours été le cas. « Et toi ? Tu n'as jamais quitté la ville ? Est-ce que tu as une salle de spectacle régulière ? ». Oui, j'avoue être un peu curieuse d'en savoir un peu plus pour lui.    
 

HJ - Pardon pour le délai

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You're still breathing
Il est facile de survivre aux tragédies, mais recommencer à vivre est bien plus difficile. Heureusement, il est facile de soigner les apparences pour ne pas être bousculé car les gens croient ce qu'ils voient. Adressez leur un sourire et dites leur que tout va bien et ils vous croiront. Même si vous n'allez pas bien. Particulièrement si vous n'allez pas bien ✤ 
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