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 Outside our lives, near the city (Diamante)

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Date d'arrivée : 20/05/2018
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Ma présentation : Fiche de présa
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Mon âge : Quarante deux années d'ambition.
Mon métier : Procureur, crucifieur public.
Côté coeur : Divorcé instable.

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Lorenzo Volfoni
« Membre du barreau de Palerme »
Outside our lives, near the city (Diamante)
Mer 20 Juin - 22:24 - #

Par message, depuis leurs téléphones prépayés, Serafino avait accepté le rendez et confirmé l’heure de ce dernier. La nuit était tombée depuis deux bonnes heures, et Lorenzo commençait à s’impatienter, garé là, dans un coin désert de la ville, sous un pont en bordure de rivière. L’endroit avait tout d’un repère de drogués et autres rejeté de la société, si bien que lui, avec son attitude impeccable, élégante, et sa voiture bien trop chère, jurait dans le paysage. Mais il n’en avait que faire, la nuit était là pour le dissimuler, en partie, et personne ne traînait par ici. Un nouveau coup d’œil sur sa montre, alors qu’il soupire, agacé. S’il y a bien une chose qu’il déteste par-dessus tout, c’est bel et bien le retard. La ponctualité est très importante pour lui, parce que le retard lui donne la sensation de perdre son temps. Et dieu sait que Lorenzo n’aime pas perdre son temps. Chaque minute de sa journée semble être précieuse. Il a pourtant pris l’habitude que le jeune homme soit à l’heure, voir même en avance, pour ne pas le faire attendre, le décevoir, qu’il lui a si bien dit. Aussi, le retard de Serafino le fait d’autant plus se questionner, quant aux raisons de ce dernier.

Il regarde une nouvelle fois sa montre, fait quelques pas, à gauche, puis à droite, tourne autour de son véhicule. La dernière semaine, séparant leur précédent échange, a été plutôt animée et Lorenzo peut se vanter, à lui-même cela dit, ne prenant pas le risque de dévoiler l’avancée de ses enquêtes, trop conscient que n’importe qui ici peut tenter de le court-circuiter, qu’il est sur une bonne piste. Une piste alléchante, grâce aux informations de Serafino. Mais voilà qu’au-delà d’un retard étrange, le procureur vient à s’inquiéter pour le jeune homme. Il sait que les informations qu’il lui a communiquées, les photos et autres débuts de preuves, l’ont mis en danger. Un danger qui a très bien pu lui retomber en pleine figure. Plus le retard s’accumule, plus Lorenzo songe à la possibilité de cette hypothèse. Jusqu’à ce qu’enfin, il détecte une silhouette, un peu plus loin, qui se rapproche d’un pas un peu hésitant. Capuche rabattue sur le visage, il ne peut distinguer les traits de celui qui est potentiellement celui qu’il attend. Pourtant, un brin physionomiste, Lorenzo semble bien reconnaître la carrure fine mais dessinée de Serafino, sa façon de se déplacer, aussi.

Croisant les bras sur son torse, dans une attitude défensive, restant appuyé contre son véhicule, il ne s’en détache que lorsque la silhouette arrive à son niveau et que malgré la capuche, il semble discerner les traits juvéniles de Serafino. « Tu es en retard » Souligne-t-il, appuyant sur ce qui est, pourtant, une évidence. Claquant sa langue contre son palais, Lorenzo marque son agacement, avant de se redresser, pour décroiser ses bras. « Des ennuies ? » Demande-t-il curieux, en haussant les sourcils, tandis que le jeune homme ne semble pas décider ni à découvrir son visage, ni à se détendre, un brin nerveux. Mais déjà, Lorenzo renchérit. « Tu peux retirer ta capuche, il n’y a personne ici » Conclut-il, en regardant autour de lui. Personne, parce qu’à voir un échange au loin, les éventuels drogués du coin préfèrent rester à distance. Puis Lorenzo s’est bien assuré que le lieu serait désert, quelques camés du coin ayant été arrêté la veille, pour dissuader les autres de revenir. En principe, une descente de flics calme rapidement ces âmes en peine, qui fuient les lieux comme la peste. Ce qui arrange bien le procureur, il préfère éviter que ses échanges avec Serafino soient connus de qui que ce soit. D’abord pour les informations que le jeune homme lui fournit et ensuite, pour sa sécurité à lui. Lorenzo ne craint pas pour la sienne, encore moins pour sa vie. Il a bien conscience que la publicité dont il joue, fait de lui une cible facile. Que si réellement quelqu’un souhaite le faire tuer, il sera bien plus aisé de le trouver et de le suivre, bien que sa médiatisation face également de lui quelqu’un de très vu. Un meurtre bien plus difficile à dissimuler. Alors que Serafino, lui, pourrait très bien disparaitre, du jour au lendemain, sans que personne ne le cherche vraiment. Voilà ce qui inquiète réellement Lorenzo. Parce que son attrait pour la justice, le pousse à protéger les innocents. Même si le jeune homme ne l’est pas complètement, de ce qu’il a pu comprendre, il sait qu’il n’est pas non plus un grand criminel désireux de rependre son venin. Il se retrouve simplement bloqué par le système. Bloqué dans sa propre vie.

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Diamante S. Calabrese
« Membre du clan Capaci »
Re: Outside our lives, near the city (Diamante)
Jeu 21 Juin - 18:36 - #

Diamante voulut se frotter la joue, mais la blessure à sa lèvre lui faisait trop mal pour qu’il ne se touche le visage.
« Putain de... »
Il était mardi et la nuit venait de recouvrir toute la Sicile. Isolé dans un appartement vétuste et sans meuble superflu, il n’avait pas vu la lumière du jour depuis la veille, préférant s’allonger sur un vieux matelas mité attendant que la journée se passe. Dino lui avait emmené de la glace et il fallait dire que cela avait fait dégonfler ses stigmates.

La veille au soir Diamante, l’éphèbe connu pour des services personnels d’une qualité irréprochable, avait rendez-vous avec un élu de la mairie, dans une partie reculée de la ville, à l'intérieur d'un des squats qui lui servait de lieu de prostitution. Affamé d’avoir les habituelles confidences sur l’oreiller, il avait accueilli le ponte, mais ce qu’il gagna fut finalement pire. Le type était dans une colère noire. Le jeune ne sut pas si cela venait de sa journée, de sa femme ou de tout autre paramètre. Il du encaisser et subir, jusqu’à ce que la violence se fasse ressentir et ne lui fende le visage en deux. Le petit politicien se passa les nerfs sur lui avant que ce dernier ne réplique, finissant par fuir le tarmac abandonné. Il passa alors une fin de nuit horrible dans la douleur et le sang de ses blessures.
Sa lèvre était entaillée, son arcade sourcilière fracassée et il avait un œil au beurre noir. Lorsqu’il du se laver, ce fut une épreuve de force qui lui donna une migraine sans nom. Le petit blond n’avait jamais pensé que ceci ferait si mal…

Malheureusement, les problèmes n’arrivant pas seuls, Diamante se rappela que, dimanche, deux jours avant, le procureur lui avait proposé un rendez-vous pour mettre en commun des données. Son client important de lundi étant un échec, il ne repensa que mardi qu’il avait oublié d’annuler sa rencontre avec l’homme de loi. Et interdiction de faire faux-bond sinon, Volfoni ne lui ferait plus jamais confiance. Pourtant dans la journée il regarda plusieurs fois son téléphone, comme s’il souhaitait recevoir le message magique d’une annulation subite. Non, ça ne se passait pas comme ça. Pourtant, il n’eut guère le courage d’appeler.
Le soir, il tarda à sortir. Le miroir brisé qui diffusait son reflet plus d’une centaine de fois simultanément, lui fit bien comprendre qu’il était hideux à souhait. Le contour de son œil était violet foncé, et il avait ses deux plaies rouges et mâchées par la violence des coups. Pourtant, l’heure avançait et il savait qu’il devait s’y rendre. Ce qui le gênait plus encore que cette tête affreuse, c’était le fait qu’il le rencontrerait, les mains vides.

Diamante se décida à y aller. Il lui dirait qu’il n’avait rien et chacun repartirait chez lui. Ça durerait cinq minutes, à peine.
Le lieu se trouvait en banlieue et le minet du prendre une moto d’adolescent, sûrement soûl quelque part, pour s’y rendre. Il fut retardé en partie sur la route, mais fini par arriver à bon port. La voiture de Volfoni était si grosse qu’il était impossible de la rater. En revanche, elle se fondait complètement dans la nuit, aussi sombre qu’elle. Le procureur était d’ailleurs non loin, s’impatientant clairement.

Sera laissa tomber la moto et s’approcha de lui, capuche rabattue, casquette noire en supplément et visage baissé. A quelques pas du grand homme, il put déjà sentir son odeur et cela lui rappela qu’ils ne s’étaient pas vus d’un moment. Seulement, ce-dernier lui reprocha une attente trop longue.
« Désolé. »
Le gosse ne redressa pas la tête pour le voir, gardant ses mains dans ses poches. Elles commençaient à être moites.
« Des aléas de circulation. »
Comme prévu, le type préférait le voir à visage découvert, mais la voix différente et le ton froid du jeune homme ne laissèrent pas de place au doute.
« Non ça va. Désolé procureur, mais ce soir j’ai rien. Mon client d’hier a foutu le camp avant même qu’on entame une discussion quelconque. J’aurai du vous prévenir, désolé de vous avoir fait perdre votre temps. »
Serafino voulait le voir, mais il savait que s’il relevait la tête, il allait se faire doublement gauler et c’était hors de question que l’homme le voit comme ça. Il se sentait à la fois minable, pathétique et terriblement laid. Lui qui avait l’habitude de sa frimousse d’ange pour faire tomber les coeurs et les info, ici tout son money maker avait volé en éclat.
« Vous feriez mieux de rentrer chez vous. »
Autant ne pas s’éterniser. De plus, à aucun moment il ne s’était rapproché. Le voyou se tenait à un mètre cinquante, ce qui était effroyablement loin par rapport à tous les échanges qu’ils avaient pu avoir, tant oraux que corporels.
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