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 Si vis pacem, para bellum. - PV Lorenzo

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Oscar Moretti
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Si vis pacem, para bellum. - PV Lorenzo
Lun 18 Juin - 11:01 - #


Oscar Moretti & Lorenzo Volfoni.

Il fut un temps où la tragédie des hommes pouvait être apaisée. Les chasseurs pouvaient occire les grands loups qui avaient pris leurs enfants. Les guerriers pouvaient casser le cou des lâches qui avaient tendu la main vers leurs provisions. Le fracas de la pierre et le craquement des os suffisaient à la haine, et les ruisseaux de sang exprimaient leurs remords et leurs excuses. Ainsi se maintenait l‘équilibre. Mais aujourd’hui, sous l’éclipse de nos incertitudes, la haine a évolué dans le crime au nom de la passion. L’assassinat au nom du pouvoir.

Le meurtre au nom de l’égo.

Sous la lumière de notre siècle, la haine prend le chemin des armes. Et ses marchands ont débarqué comme une mode aussi absurde que la dernière marque de dentifrice. Les hommes ne peuvent plus se contenter de la pierre frappant avec colère sur les os des vivants. Ils ont faim de nouveaux territoires. Ils viennent à présent armés de fusils d’assaut, d’armes de poing et de bombes expérimentales dans le seul but d’asseoir l’horreur et la domination. Ils brûlent l’étendard de chaque nation et assiègent chaque cité en espérant être le plus fort. Alors que nous, les trafiquants d’armes, sommes les amis de tout le monde. Nous sommes le confident de votre président, de votre patron pourtant si « infaillible » et du seigneur de guerre qui vient de violer votre sœur avant de brûler votre village. Qu’importe la victoire ou la défaite : la guerre permet de faire perdurer l’économie et d’instaurer des bénéfices qui viennent directement à l’intérieur de nos poches. Nous venons briser l’équilibre de vos royaumes. Nous laissons les corps s’empiler sur les terres que vous estimiez comme sacrées. Mais est-ce notre faute si le sang ne tâche désormais plus vos pierres, mais bien les liasses de billets que nous récoltons dans l’ombre ? Non. Car la haine est votre plus grand souverain. Et votre haine est devenue notre plus belle amante.

Une amante qui recherchera à écarter ses cuisses afin que nous puissions assouvir avec perversité vos besoins primitifs.

Depuis des années, je suis également un « Merces Letifer ». Un marchand de mort. Mais cela ne fait pas de moi quelqu’un de moins honnête. Comme n’importe quel collaborateur, j’aspire également à endosser le rôle d’un travailleur émérite qui souhaite récolter le fruit juteux de son succès à la sueur de son front. Je ne suis pas un monstre, un vieux diable ou le mal personnifié. Je suis aussi un être-humain qui transporte de nobles principes sur ses larges épaules. Et comme tout le monde, la faim parvient aussi à marteler les parois de mon estomac.

C’est ainsi que je me suis retrouvé à l’intérieur de ce majestueux restaurant italien situé au centre-ville de Palerme. La « Trattoria Al Vecchio ». La lumière tamisée souligne les parois murales en pierre avec une certaine discrétion. Le cadre chaleureux est donc parvenu à me séduire en un clin d’œil. Lorsque j’ai franchi un pas à l’intérieur de l’établissement avec mes hommes, le temps s’est figé et les conversations des clients se sont immédiatement perdues dans leurs lèvres. Après un bref instant, l’atmosphère est devenue si lourde que le gérant a eu la brillante courtoisie de les renvoyer chez eux avant de supprimer les réservations pour le souper de ce soir. Tout a été orchestré en silence et personne n’a eu l’audace de faire de vague alors que mon regard autoritaire commençait tout juste à sillonner les tables. Bien plus que d’avoir appris de simples rumeurs, ils savent qui je suis. Et ce dont je suis capable. Car à l’inverse du clan Pagliarelli, je suis le seul qui ne souhaite pas se dissimuler à l’intérieur des ténèbres. Je préfère me découvrir dans la lumière afin que la terreur de mes agissements puisse perturber la conscience du plus valeureux des hommes.

« Grazie Ricardo. »

Une belle liasse de billets est déposée dans la main du patron afin de couvrir les repas de toute la clientèle. Comme toute chose, l’intimité a un prix. Et en étant un homme du peuple, je ne recherche pas à profiter de mon statut en envoyant ce somptueux restaurant dans la ruine. Je l’observe s’incliner respectueusement devant moi avant de m’inviter cordialement à rejoindre la meilleure table. Tout en prenant place, deux de mes hommes prennent congés en allant se positionner à l’entrée du restaurant. Même si l’entrée est désormais interdite au passage, une fouille est obligatoire envers quiconque souhaite me parler. Le troisième garde se tient derrière moi dans la table du fond en étant mes propres yeux afin que je puisse savourer mon repas en toute sérénité. Le serveur intervient et se présente rapidement avant de me servir l’entrée du jour : une soupe « minestrone » accompagnée de ses légumes de saison. J’espère que le chef en question parviendra à charmer mon palais divin.

Car je ne compte pas tolérer une seule erreur aujourd’hui.  




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Lorenzo Volfoni
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Re: Si vis pacem, para bellum. - PV Lorenzo
Mar 10 Juil - 11:27 - #

Au yeux de Lorenzo, il n’y a pas de but plus noble que celui qui le guide chaque jour. Servir la justice, s’afficher en parangon de vertu, en sauveur du peuple. Il ne recherche pas foncièrement la gloire, bien qu’elle vienne de pair. Beaucoup servent les desseins de ces hommes de l’ombre, de ces serpents rampants dans la fange de Palerme, là où d’autres cherchent juste à sortir la tête de l’eau, à éviter le crimes, sortir du dédale de criminalité de la ville. Lorenzo fait partie de ces gens là, mais plus que ça, les soutiens, les écoute, les comprends. Héros pour certains, doux rêveur pour d’autres, les avis ont toujours été partagés sur sa personne. Simplement parce que la corruption ne l’atteint pas, la peur ne le guide pas et c’est toujours la tête haute qu’il affronte chaque nouvelle journée. Quitte à s’attirer les foudres de ses ennemis. Quitte à mourir en martyr, un jour. Là encore, même froid et livide, il aura marqué Palerme, son combat n’aura pas été vain. Non, on se souviendra de son nom, de son combat. On se souviendra qu’il est tombé durant la guerre pour la justice et la paix.

Passant dans la rue, perdu dans la contemplation de quelques mails sur son portable, c’est par hasard que Lorenzo passe devant un de ses restaurants favoris. Connaissant le propriétaire de l’établissement depuis des années, il y a ses habitudes, à l’occasion. Du moins, il y avait des habitudes, surtout avec son ex-femme, qui aujourd’hui ne sont plus qu’un vague souvenir. Il ne regrette pas, mais lorsqu’il doit en parler, il explique simplement que c’était un autre temps. Une autre époque, où lui même était différent. Aujourd’hui, plus aucune entrave, plus aucune vie personnelle, ou presque, il est seulement dévoué à sa cause et à ses idéaux. Un brin fanatique, de ce fait. En croisade pour la justice.
Relevant les yeux de son téléphone, il s’immobilise à l’entrée de l’établissement pour le constater vide. Mais ce n’est pas cela qui attire véritablement son attention, ce sont plutôt les deux molosses qui semblent en garder l’entrée. Froncement de sourcil du Procureur qui n’est pas dupe, encore moins naïf, il sait pertinemment ce que cela signifie. Qu’un de ces « grand pontes » du crime est à l’intérieur, à se payer du bon temps aux frais de la princesse. Grace à un argent salement gagné et fraichement blanchi, évidemment. Là encore, Lorenzo est loin d’être idiot.

Sans demander son reste, il s’approche, s’apprête à franchir la porte lorsqu’un des deux molosse l’arrête en lui barrant le passage, posant une main sur son torse pour lui sous-entendre de reculer. Mais Lorenzo s’énerve, parce que personne ne lui barrera le passage de cette manière. Il est l’autorité de Palerme. Il est la justice de l’état. Il est le crucifieur public. « Laissez moi passer » Persifle t-il, tandis que l’homme en face de lui ne bronche pas. « Vous croyez vraiment que je vais tenter de tuer votre précieux patron ? » Il rit jaune. « J’ai bien plus envie de le foutre en cellule, à perpétuité et vous avez intérêt à me laisser passer si vous ne voulez pas finir comme lui ! » Lâche t-il avec véhémence. Il sait pertinemment que ces deux hommes savent déjà qui il est. Prenant souvent la parole en public, voir même à la télévision pour les affaires les plus médiatique, personne ici, à Palerme, n’ignore son visage bien connu, qui en fait trembler certains et rire d’autres. Alors les deux molosses se regardent avant de s’écarter du passage pour lui permettre d’entrée. À peine à l’intérieur, il laisse sa serviette de cuir à l’entrée, comprenant quelques insignifiants papiers, alors que Ricardo s’approche avec empressement de lui. « Lorenzo tu… » Mais le procureur lève la main pour lui faire signe de se taire. « Je sais ce que je fais » L’homme le regarde, impuissant, inquiet, surtout, suivant du regard la tornade Volfoni qui s’approche sans mal d’Oscar Moretti figure bien connu du crime de la ville, bien qu’encore jamais tombée. Pas encore, peut songer Lorenzo qui fait de cet homme un objectif principal. Bien capable de se masturber sur la chute de cet homme, tant servir la justice est une excitation réelle. Fou, à sa manière.

« Monsieur Moretti, quel déplaisir. Je vois qu’on ne se refuse rien » Lâche t-il en prenant place en face de lui, après que l’homme est fait un signe à son chien de garde. Le signe de rester sage. « Vous lui avez empêcher de me mordre ? Les chiens méchants de nos jours, il vaut mieux les tenir en laisse » Exprime t-il en regardant le molosse qui semble bouillonner légèrement mais reste en place, presque stoïque. Un fin sourire provoquant se dessine alors sur les lèvres du procureur, tandis qu’il pose de nouveau son attention sur son interlocuteur. « La plèbe vous dérangeait ? » Demande t-il en ayant bien remarqué que le restaurant a été évacué, un des soirs les plus productif de la semaine.

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They say war is inevitable, and it's true. But oh, I'll win, be aware of that. I'll win and they'll all be lying down at my feet. I'm the moderne Cesar. Yeah, this will be a masterpiece.
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Oscar Moretti
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Re: Si vis pacem, para bellum. - PV Lorenzo
Mer 18 Juil - 11:12 - #


Oscar Moretti & Lorenzo Volfoni.

La surface de la cuillère en acier plonge à l’intérieur de la soupe écarlate comme une lame au-travers de la chair, laissant le fumet de ce délicieux repas venir enivrer mes sens. Une seule rotation suffit pour dévoiler les légumes au-dessus de cette mare sanguinolente comme des corps noyés dans le jus de leurs propres viscères. Je pourrai les entendre hurler lorsque j’amène la première bouchée devant la rangée de mes dents voraces. Mes lèvres s’ouvrent, puis se referment comme le portail d’un temple désormais scellé pour l’éternité. Et le goût prononcé de la soupe de tomate explose dans ma bouche comme une puissante détonation d’arômes et de plaisir. C’est ainsi que je savoure mes repas.

Chaud et épicé, mais toujours avec une pointe de tragédie.

Le silence règne au cœur du restaurant comme un sanctuaire religieux. Le crépitement de la cheminée et le bruit métallique des couverts qui retentissent dans les cuisines sont les seules sonorités qui parviennent à remplir l’atmosphère. Pour les hommes comme moi, pour ceux qui souhaite s’élever dans le voile de la lumière et y rester, la solitude est une denrée aussi rare que coûteuse. Ces gens devaient partir pour me permettre d’être en sécurité. Dans le fond, c’est une juste rétribution. Car je n’ai pas le sentiment d’abuser de mon autorité en prenant en compte que je donne en retour du pouvoir à de simples citoyens face à leurs dictateurs. Mais bien que je puisse consommer cette entrée comme le plus noble des millésimes, je serai toujours entouré par l’hostilité. Un sentiment de danger permanent qui ne cesse d’alimenter une certaine paranoïa et un léger espoir de vivre encore un jour de plus. Car je suis un condamné qui erre indéfiniment dans le couloir de la mort. Et ce soir, un vent violent se lève et des nuages aussi noirs que le jais commencent à ombrager les couleurs vivifiants du restaurant par le poids d’une seule présence. Je relève un instant mon regard de l’assiette et je peux le sentir. Cette agressivité aussi acre que nauséabonde qui se dépeint sur toute la longueur des murs. A l’entrée, un homme parvient à franchir mes seules défenses grâce à son éloquence professionnelle et ses couilles probablement en titane. D’un seul regard, j’ai envoyé Ricardo au front en l’invitant à s’interposer à son tour. Mais le propriétaire n’a pas pu déjouer la fougue d’un tel chevalier de la justice. Cet insurgé de la lumière incarne à lui seul le déchaînement d’une tornade en plein essor et possède un nom admiré par toute la sphère médiatique : Lorenzo Volfoni.

Armé d’un costard cintré et cousu par la main d’un brillant artisan, le chevalier blanc fait son entrée en remplissant l’atmosphère de sa présence si céleste. Il descend à l’intérieur de mon royaume infernal comme un séraphin qui se prépare à une guerre imminente. Nous n’avons pas encore eu l’occasion de nous confronter de face, même si nos affaires n’ont jamais cessé de nous lier. Parmi les nombreux procureurs que j’ai eu le privilège de rencontrer, celui-ci semble croire en l’idéal social et fait sienne la notion d’une Italie « forte et juste ». On raconte qu’il a appris à suivre son instinct pour démêler le bien du mal et n’hésite aucunement à exprimer tout haut ce que les autres procureurs et mêmes les politiciens peuvent penser tout bas. Les hommes aussi adroits que lui sont des hommes dangereux. Ils ne se gênent pas de creuser jusqu’aux os de l’infamie afin de mettre en lumière les organisations les plus meurtrières, voire les meurtres les plus sordides. Quitte à y laisser leur vie. Et surtout, quitte à y laisser leur peau.

Tout en reportant la cuillère à ma bouche, je le regarde s’avancer calmement dans ma direction. Il se tient comme un titan d’une nouvelle ère en appliquant sans mal la juste mesure entre la courtoisie et tout le dédain qu’il semble exprimer à mon encontre. Avec un charisme d’acier et d’aussi belles manières, comment pourrais-je ordonner à mon homme de main de l’abattre aussi froidement ? Malgré sa provocation ouverte, mon visage dévoile un sourire radieux avant de s’incliner poliment devant lui, car je respecte sa nature colérique qui semble le gouverner.

« Monsieur Volfoni, qu’il est bon de vous rencontrer enfin. Veuillez me pardonnez, je suis un épicurien de nature. »


Aussitôt, mon homme de main commence à se lever en faisant grincer la chaise. D’un geste simple de la main, je l’intime à se rasseoir et rester dans son rôle d’observateur. Un geste qui ne manque pas d’être aperçu par le procureur, sa langue se déliant à nouveau comme celle d’un reptile indiscipliné. D’une voix chaude et sereine, je prends sa réaction exagérée sous le ton de l’humour :

« Allons donc, ne me jetez pas la première pierre. Un corps humain possède un total de deux cents six os. Il est normal pour n’importe quel chien de venir vous renifler avec une certaine gourmandise … »

Un sourire presque séducteur commence à étirer mes lèvres. Après tout, nous savons tous les deux comment termine un homme excité au milieu d’un territoire qui n’est pas le sien, n’est-ce pas ? S’il souhaite se donner en spectacle en incarnant le rôle de la victime et du pauvre moralisateur, soit. Peut-être est-il bien la personne qui parviendra à me distraire pendant le temps d’un repas. La solitude quitte mon lit et Lorenzo a pris sa place comme le ferait une amante bien plus séduisante. A nouveau, il commence à rétorquer par une réponse très piquante la véritable raison de sa venue en m’accusant injustement d’être une vieille merde aigrie par le pouvoir.  

« La plèbe ? Vous vous méprenez. Je suis avant tout un homme du peuple. Tandis que vous êtes un homme au service d’un gouvernement aux idées despotiques. »


Lorenzo n’est pas un héros. Il incarne le rouage parfait d’un gouvernement capitaliste qui ne cesse d’engendrer d’ignobles injustices. Mais en étant un fervent partisan d’une société corrompue, il récolte également certains bénéfices qu’il semble caché avec une certaine pudeur. Il peut me blâmer de m’accorder certains plaisirs, il ne vaut pas mieux que moi en vue de sa belle rémunération qui lui permet de s’habiller comme le plus magnifique des princes. Il a probablement été nourri au sein jusqu’à se péter la panse, cajolé depuis son enfance dans une vénérable demeure et passer son temps le nez dans les livres et les encyclopédies de droit. En somme, il ne vient certainement pas de la rue comme moi je l’ai été. Et c’est peut-être ceci qui explique fondamentalement le grand fossé  qui nous sépare. Etant élevé dans un orphelinat les pieds dans la boue et une quiche de pain sec dans la main, je me sens bien plus proche du peuple que lui ne l’a jamais été. Aujourd’hui, je me suis élevé comme un roi à la sueur de mon front comme n’importe quel ouvrier de notre temps. Il est donc normal de récolter les fruits juteux de mes vendanges. Car l’Homme choisit et l’esclave obéit. Et lui, soumis à un ordre supérieur, qu’a-t-il réellement entrepris pour changer son destin et celui des autres ?

Les pensées me brûlent le cerveau. Mais à cet instant, Ricardo vient à notre rencontre avant d’emporter mon assiette désormais vide. Le plat principal va suivre.

« Magnifico, Ricardo. Un véritable festin pour le palais. S’il te plaît, prépare la table pour notre nouvel ami ici présent. Il a décidé de venir sans muselière, il a donc beaucoup de choses à me dire. »

Tout en m’essuyant la bouche, je plante un regard paisible dans celui de Lorenzo, l’ombre d’un sourire animant mon vieux visage. Or, ma présence est chargée de menaces, une aura de mort planant au-dessus de mes larges épaules. Mes bras robustes s’ouvrent solennellement dans sa direction comme une invitation à partager ma table. Puis, sans une once de colère ni de chagrin, je lui décris l’inévitable d’une voix transparente et paternaliste :

« Prenez place à mes côtés et expliquez-moi pourquoi je vous sens aussi remonté. Quelque chose vous empêche de dormir la nuit ? »





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