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 Mauvais détour ▬ Lorenzo & Irime

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Mauvais détour ▬ Lorenzo & Irime
Dim 17 Juin - 13:44 - #

Mauvais
détour
Une pression folle émanait des dernières recommandations que m'avait fait Oscar. Je n'avais plus le droit à l'erreur et si ça pouvait motiver certains à rester en haut du classement, plus les jours avançaient et plus ça m'oppressait dans une mesure que mon esprit encore fragile avait du mal à gérer. Le stress n'apportait rien de bon sur une personne déjà malmenée par sa propre vie. Je comptais les poteaux électriques qui séparait mes deux arrêts de bus : celui du port où je travaillais et celui m'amenant dans le quartier de l'hôtel que j'habitais. Je m'imaginais sauter très haut, des pas aussi grands que l'espace qui séparaient les poteaux les uns des autres. « Mademoiselle ? » Toujours le même chauffeur sur cette ligne en désuétude. À trois voyageurs en heure de pointe, c'était à se demander si cette ligne dépendait de la ville ou bien si ce vieil homme conduisait par simple plaisir de parcourir ce chemin... Il avait l'habitude de me voir. Chaque jour où j'étais censée travailler - ou presque. Ce n'était pas la première fois qu'il m'arrachait à mes rêveries pour que je ne manque pas cet arrêt. « Oh, merci. Bonne soirée à vous », le saluai-je en me levant pour descendre du bus.

Cet arrêt, je le connaissais par cœur au bout d'un an. Tout comme le reste du chemin que j'avais à faire pour atteindre mon hôtel. Mal éclairé, un lampadaire à l'angle de la rue qui grésille de plus en plus. Quand va-t-il finir par s'éteindre ? Ou bien était-il remplacé chaque fois et se remettait instantanément à grésiller à nouveau ? Les bâtiments n'avaient rien d'accueillants. Quelques antiquaires, disquaires qui se diversifiaient en vendant des goodies vintage ou pop culture, des appartements sentant le vieux et l'humidité. De quoi se sentir chez soi... Si je gardais l'œil alerte, évitant toujours de me retrouver face ou à côté de quelqu'un en traversant ces rues sombres, j'entendis des pas derrière moi qu'il me faudrait de bons mètres avant de m'en séparer. La rue de mon hôtel, ouverte mais trop déserte à cette heure tardive où la nuit était tombée ou une autre artère plus étroite et dont j'ignorais la fin. Si cette personne me suivait, je ne pouvais pas me permettre de lui indiquer la porte où je me logeais... Quelque peu paranoïaque, je décidai de faire un détour dans ces rues derrières l'hôtel pour le semer et ensuite rentrer chez moi. Mais mon sens de l'orientation n'était pas aussi performant que Google Maps et la rue se révéla être une impasse. Un instant de stupeur et je me retournai. Faisant volte-face, je n'entendais plus les pas. Ne sentais plus cette présence. De pas légers, je m'avançai pour quitter l'impasse. Mais ma première intuition était la bonne : entre la sortie et moi se posta un homme. Sa stature était bien plus imposante que la mienne cependant, ça n'empêcha pas mon premier réflexe : lui envoyer un coup de pied en espérant bien viser son entre-jambes sans qu'il n'ait le temps de reculer et de contre mon coup.
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Date d'arrivée : 20/05/2018
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Ma présentation : Fiche de présa
Ma fiche de liens : Les liens
Mon âge : Quarante deux années d'ambition.
Mon métier : Procureur, crucifieur public.
Côté coeur : Divorcé instable.

Mon image :
Lorenzo Volfoni
« Membre du barreau de Palerme »
Re: Mauvais détour ▬ Lorenzo & Irime
Lun 2 Juil - 13:54 - #

Plusieurs jours de surveillance, d’informations, de dossiers. Pour Lorenzo, le moindre détail est important et surtout, peut se révéler clé dans des affaires qu’il a déjà du mal à boucler. Simplement parce que la corruption ronge Palerme et qu’il sait que même dans ses proches collaborateurs, tous sont loin d’être blancs comme neige. Aucune preuve contre eux, aucune prise de main dans le sac, mais ce pressentiment désagréable que le sort s’acharne contre lui et que sa lutte pour la justice, sans aller jusqu’à dire vaine, s’en trouve fortement affaibli. À croire que Palerme entière ne veut pas qu’il purge ses rues d’un crime bien trop établi.

L’affaire a été transmise depuis quelques temps, dossier entre ses mains et possibilités de faire tomber une tête pensante qu’il ne peut pas voir en pâture. Qu’il a bien envie de regarder tomber, gisante à ses pieds. Sensation grisante de pouvoir et de victoire. Il vit pour ça, Lorenzo. Il vit pour casser du criminel par l’enfoncement des lois et de la justice. Il ne prend pas un malin plaisir à les voir souffrir, mourir ou quoi que ce soit de malsain, non, lui, son truc, son plaisir coupable, c’est de voir leurs mines se décomposer en entendant une sentence, en années de prison, bien trop longue. Il pourrait presque en jouir, tant cette victoire là lui fait de l’effet.

Ce soir, son but est bien simple, approcher lui même une jeune femme susceptible de l’aider dans sa chasse aux sorcières. Il ne fait pas confiance à qui que ce soit au bureau, hormis Isabella, mais il la sait un peu trop piquante, un peu trop brusque, pour réussir à amadouer une jeune femme qui doit avoir peur de finir la tête au bout d’une pique, si elle parle. La mafia de Palerme n’est pas connue pour ses traitements de faveur, encore moins pour sa candeur. Mais Lorenzo n’est pas dupe, il a déjà vu divers mauvais traitements, règlements de comptes. Les photos, plus horribles les unes que les autres, ne lui font plus aucun effet autre que celui de vouloir affirmer une nouvelle fois qui commande réellement, ici. L’horreur du sang et des tortures diverses le laisse de marbre, bien trop habitué à ce genre de vision, c’est pour dire…

Aussi, il s’élance dans les rues, tel un chevalier en armure, son caban sombre sur le dos, le col remonté pour cacher en partie son visage. Allure impeccable, costume sur mesure, barbe bien taillée et pourtant, il sait qu’ici, sans le reconnaître, il peut passer pour un de ces hommes de crime, sans foi ni loi. Il l’a repéré, surveillé, suivi son bus jusqu’à se garer non loin pour descendre de son imposante berline et continuer à pied. Sauf qu’à mesure que la distance entre eux s’amenuise, il remarque bien que la jeune femme semble devenir nerveuse. Il presse le pas, ses chaussures de ville résonnant sur le sol de béton. Sa « victime » arpente des petites rues, semble bien décidé à le semer, jusqu’à ce qu’il la coince dans une impasse. Il pourrait sourire, mais il est trop concentré pour cela. Il s’interpose entre la sortie de la rue et la jeune femme, qui semble paniquer légèrement, prise au piège. Le coup ne se fait pas attendre, mais Lorenzo le voit venir, forcément, en se sachant en danger, pour sur qu’elle allait répliquer. Il évite de justesse d’accuser le coup dans ses parties intime, l’encaissant simplement dans sa cuisse, reculant légèrement, mais reprenant l’équilibre. Alors que la jeune femme tente de se faufiler, passant à son niveau, il lui attrape le bras pour l’empêcher de lui échapper. « Restez ici ! » Dit-il presque sèchement, tandis qu’il la maintient en place malgré ses protestations, une fois redressé après le coup. « Je suis le procureur de Palerme et j’ai à vous parler » Murmure t-il, approchant son visage de ce lui de la jeune femme. « Alors on va sagement rejoindre votre chambre d’hôtel, en me faisant passer pour un client » Ordonne t-il, sans lui laisser le loisir de dire non, maintenant fermement son bras. Bien trop conscient qu’elle est capable de lui échapper, s’il ne se montre pas convainquant.

_________________
They say war is inevitable, and it's true. But oh, I'll win, be aware of that. I'll win and they'll all be lying down at my feet. I'm the moderne Cesar. Yeah, this will be a masterpiece.
by wiise
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Re: Mauvais détour ▬ Lorenzo & Irime
Dim 8 Juil - 12:56 - #

Mauvais
détour
Un coup dans la cuisse, plus un acte de panique qu'un réel coup : il semble l'absorber sans le moindre mal, reculant seulement d'un pas. Saisissant l'opportunité, je voulus m'enfuir en courant mais l'homme en noir m'intercepta et m'arrêta brusquement. Je tentais de détacher sa main qui m'enserrait le bras, laissant dangereusement son visage approcher le mien. Mon cœur battait à vive allure et mes traits se tordaient de terreur. Des réminiscences du passé s'éveillaient à cette posture où un homme me contraignait à sa volonté. Procureur de Palerme. Depuis quand les figures d'autorités chassaient dans les rues ? Quoi qu'en réalité, ça ne me choquait pas... des corrompus, il y en avait partout. L'Albanie n'était pas un exemple très pertinent, mais Trapani pouvait l'être ; des dignitaires de l'ordre, de l'économie, de la politique... Certains clients paraissaient si propres sur eux et pourtant si obscènes dans leurs pensées... Ne faire confiance à personne. Surtout pas en la police et la justice. La justice n'avait fait que me salir aussi joyeusement que les pontes mafieux et proxénètes qui m'utilisaient.

Mes pensées s'accaparent mon silence. Et cessant de me débattre, je suis les pas dont cet homme se fait guide. L'hôtel... le réceptionniste verrait son visage. Alors même si je venais à disparaître, Oscar pourrait avoir une piste pour me retrouver. Il me chercherait, j'en étais persuadée. Il m'aimait, il ne m'abandonnerait pas...

Nous arrivâmes aux portes de l'hôtel vétuste. Il ne payait absolument pas de mine, mais il suffisait largement à mon confort. Ouvrant la porte, mon palpitant s'emballait à nouveau. Est-ce que le réceptionniste viendrait à mon secours si je criais à l'aide ? Saurait-il faire face à cet homme ou bien détalerait-il pour appeler la police ou éviter d'attirer l'attention sur son établissement ? Je n'en savais rien et mes pensées étouffaient ma réflexion. Je n'étais pas maîtresse de la situation, ça ne faisait que monter mon niveau de panique... alors je prononçai l'histoire qu'on m'avait contée. Incapable de réfléchir et d'agir par moi-même. Comme toutes ces fois où mes crises me forçaient à me raccrocher à la seule voix qui me parlait, quand bien même elle me disait de prendre une seringue d'héroïne ou de le laisser posséder mon corps. Une horreur qui constituait mon passé plus que je ne souhaitais l'admettre.

Le réceptionniste lorgne sur nous, se posant certainement mille questions. « Bonsoir, il est avec moi, ça ne dérange pas ? » Il secoue négativement la tête. « Bonsoir Irime, non non, aucun problème. Bonne nuit. » Un hochement de tête et je conduisis le soit-disant procureur jusqu'à ma chambre. La 321. Je passai la clé dans la serrure et l'ouvris. Nous entrâmes dans la chambre et la porte se refermai sans être verrouillée. Je gardais la clé dans ma main. « Qu'allez-vous me faire ? » Me tordais-je d'inquiétude, la voix incertaine et terrifiée. Pourquoi me conduire dans cette chambre ? Comment pouvait-il savoir que j'avais une chambre dans cet hôtel ? Depuis quand lorgnait-il sur moi ? Les questions se bousculaient et s'effondraient alors que mes muscles semblaient se tétaniser un à un.
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